L'influence des lieux sur le vivant

Qualité air intérieur

Afin de mieux appréhender les différents polluants de l'air intérieur, nous avons classé cette liste en 3 sous ensemble :

Ces différents polluants sont plus ou moins dangereux au regard des paramètres de confort et de confinement de l'habitat : température, humidité relative, débit d'air du système de ventilation.

La fumée de tabac

Sources
Première source de pollution dans les maisons : le fumée de tabac libère dans le monde 2 250 000 tonnes de produits toxiques dans les maisons / an.

  • 3800 substances identifiées dans les deux phases de la fumée :particulaire et gazeuse nicotine, la seule spécifique, oxydes d'azote, monoxyde de carbone, formaldéhyde, acétone, ammoniac, benzène, benzo-a-pyrène, cadmium.
  • absorption de tous ces polluants sur les matériaux et désorption

Effets
Premières années de la vie

  • effets toxiques bien établis du tabagisme passif

Fumeurs passifs

  • augmentation de divers risques :
    • problèmes respiratoires, cancer du poumon
    • athérosclérose, insuffisance coronarienne
    • 2 500 à 3 000 morts par an en France, selon Académie de Médecine dont 2000 cancers du poumon
  • la fumée de tabac environnementale
    • classée cancérogène certain (groupe 1) depuis juin 2002 par le CIRC

Conseils

  • Evitez de fumer à l'intérieur des lieux clos
  • Augmenter le renouvellement de l'air si le dispositif le permet, au besoin par ouverture des fenêtres

Les allergènes d'animaux domestiques

Un allergène est une substance étrangère (ou antigène) capable de déclencher une réaction allergique lorsqu'elle est en contact avec notre système immunitaire.

Sources

  • Salive, peau, glandes anales des animaux domestiques (chat en particulier, chien, hamster...). Véritables réservoirs d'allergènes.
  • Blattes (ou cafards). Insectes primitifs. Un individu peut avoir 35 000 descendants. Ils affectent les lieux sombres, chauds et humides. Ils véhiculent des bactéries pathogènes et déjections responsables d'allergie. Sortent la nuit.

Effets
Premières années de la vie

  • effets toxiques bien établis du tabagisme passif

Fumeurs passifs

  • augmentation de divers risques :
    • problèmes respiratoires, cancer du poumon
    • athérosclérose, insuffisance coronarienne
    • 2 500 à 3 000 morts par an en France, selon Académie de Médecine dont 2000 cancers du poumon
  • la fumée de tabac environnementale
    • classée cancérogène certain (groupe 1) depuis juin 2002 par le CIRC

Conseils

  • Evitez de fumer à l'intérieur des lieux clos
  • Augmenter le renouvellement de l'air si le dispositif le permet, au besoin par ouverture des fenêtres

Les acariens


Les acariens sont des êtres vivants microscopiques (cousins de l'araignée) qui se développent dans la poussière de maison en se nourrissant des squames de peau humaine. Les déjections des acariens et les débris de leurs cadavres contiennent des substances allergéniques. Invisibles à l'œil nu.


Sources

  • Literie : matelas, sommier tapissier, oreiller, couette, couverture
  • Tapis et moquettes
  • Sièges recouverts de textile
  • Tissus d'ameublement
  • Peluches

Effets

  • Rhinite (nez qui coule, éternuements)
  • Conjonctivite (yeux rouges qui piquent)
  • Asthme (gène respiratoire, sifflement, toux)
  • Allergie oculaire

Conseils

  • En cas d'allergie (à voir avec le médecin traitant), réduire l'humidité (entre 45 et 60%) par l'aération et le sèchement de l'air
  • Conserver une température moyenne de 18 à 20° maximum
  • Eviter l'accumulation de la poussière dans laquelle se nichent les acariens
  • La contamination de votre moquette, tapis...peut être vérifiée par un acarex-test
  • Nettoyer régulièrement la literie, laver les draps (1 fois tous les 15 jours), laver les couettes et oreillers tous les 3 mois

Les moisissures

Les moisissures sont des champignons microscopiques capables de coloniser des supports de nature variée (bois, papier, tissus, produits alimentaires...) pour peu qu'elles y trouvent une humidité favorable et suffisamment de produits nutritifs. Elles peuvent libérer dans l'air des spores en grande quantité et/ou des substances odorantes (odeur de moisi) voire toxiques (mycotoxines, composés organiques volatils...).

Sources
Les moisissures sont d'origine environnementale. Leurs spores sont introduites dans les locaux par les ouvertures, les allées et venues des occupants et leurs vêtements, la poussière et des matériaux/ matières contaminé(e)s. Lieux propices au développement des moisissures :

  • Pièces humides mal ventilées
  • Bas des murs mal isolés ou avec des défauts d'étanchéité

Leur croissance sur les supports contaminés se traduit par des taches de taille et de couleurs variées (vertes, grises, noires...).

Effets

  • Chez les personnes sensibilisées, les moisissures peuvent provoquer des manifestations allergiques et des irritations des muqueuses
  • L'infection pulmonaire (aspergillose invasive) apparaît essentiellement chez les personnes aux défenses immunitaires abaissées

Conseils

  • Ventiler après les activités qui produisent beaucoup d'humidité (bain, douche, cuisson...) afin d'éviter les condensations permanentes sur les supports
  • Assécher le plus rapidement possible tout dégât des eaux et remplacer si nécessaire les matériaux et tapis endommagés
  • Eviter les fuites d'eaux chroniques (toitures, joints...) et les colmater dès qu'on les repère
  • Veiller au bon entretien des systèmes de ventilation

Les endotoxines

Toxines contenues dans la paroi de certaines bactéries et qui sont libérées dans le milieu qu'en cas de destruction des germes (micro-organismes).

Sources

  • Ces micro-organismes se fixent sur le dessus du velours de la moquette formant un bio film et s'incrustent ensuite profondément jusqu'au dossier où ils seront difficiles à éliminer
  • Particulièrement l'entrée d'un logement

Effets

  • Chez les patients asthmatiques et allergiques aux acariens, la sévérité des symptômes d'asthme peut être augmentée

Conseils

  • Nettoyage en profondeur avec des machines à extraction ou à vapeur

Les légionnelles

C'est en 1980 que la présence de légionelles dans l'eau chaude a été mise en cause dans des cas de pneumonies. La légionellose entraîne des infections pulmonaires aiguës, sa durée d'incubation est de 2 à 10 jours. Deux complications sont souvent fatales : insuffisance respiratoire et une insuffisance rénale aiguë. 10 % à 15 % des cas sont mortels.

Sources
Les légionelles vivent dans les eaux douces de surface : cours d'eau, lac. A partir de ces réservoirs naturels, elle migrent à la faveur de conditions favorables, vers des lieux de stockage artificiels ( réseaux d'eau chaude sanitaire, réseau de refroidissement en climatisation ou froid industriel ).

Les facteurs de développement :

  • Stagnation de l'eau,
  • Corrosion et entartrage sources de nutriments pour les bactéries,
  • La température de l'eau prolifération optimum à 35°C.

Le mode de contamination se réalise par le passage des légionelles dans l'air lorsque l'eau est pulvérisée ou lorsque l'air bouillonne dans l'eau. Le risque existe lors de la production de micro gouttelettes d'eau qui peuvent transporter les légionelles jusqu'aux alvéoles pulmonaires.

Effets

  • La fièvre de Pontiac se traduisant par un syndrome pseudo grippal caractérisé par une forte fièvre, des frissons, des douleurs musculaires, des maux de tête, des vertiges. Elle évolue spontanément vers la guérison.
  • La maladie des légionnaires ou légionellose est la forme la plus grave avec le syndrome infectieux intense, atteinte respiratoire, signes neurologiques et digestifs : la gravité de la maladie entraîne le plus souvent l'hospitalisation.

Conseils

  • Température de l'eau à 60°C : les légionelles sont détruites en 20 minutes à 55°C et en deux minutes à 60°C.
  • Entretien rigoureux des brises-jets, des pommes de douche et particulièrement des appareils qui fonctionnent avec un mélange air-eau, effet dénébulisation ( appareils à économie eau, bains remous ou à jets, humidificateurs ).
  • Utilisation de chaque douche au moins une fois par semaine, si épisodique laisser couler l'eau pendant deux minutes à plein régime ( résidences secondaires, chambres d'hôtels ... ).
  • Désinfection des réseaux ( voir certification CST Bat ) par les méthodes « choc chloré » ou « choc thermique » mais ces techniques comportent divers risques ( perforation ...) il faut privilégier la méthode préventive.
  • Le recours au chauffe-eau solaire entraîne une vigilance sur la température de l'eau ( 60°C ) dans un ballon solaire ( varie suivant les saisons, les jours ... ) ce risque est géré par différentes techniques ( aquastat électronique, serpentin ... ).

Le radon

Gaz radioactif inodore et incolore émanant du sous-sol et d'origine naturelle provenant de la désintégration du radium et de l'uranium dans la croûte terrestre et cancérogène à forte exposition. Selon de récentes estimations, 6 à 15 % des cancers pulmonaires seraient imputables au radon, en plus d'une forte synergie avec la consommation de cigarettes.

Sources
Le radon et ses dérivés proviennent principalement des sous-sols granitiques et volcaniques mais peuvent aussi être émis par certains matériaux de construction (tuff, béton comportant une forte proportion de schistes alunifères, phosphogypse utilisé pour la fabrication de panneaux de plâtre et d'agglomérés)

Réglementations (pour les lieux ouverts au public )
Arrêté du 22 juillet 2004 les responsables des lieux recevant du public sont tenus de procéder à des mesures
> 400Bq/m3 : pas d'actions correctives
> entre 400 et 1000 Bq/m3 : actions correctives
> 1000 Bq/m3 : actions impératives, voire fermeture de l'établissement une valeur guide de 200Bq/m3 pourrait être fixée pour les bâtiments neufs. Ces mesures sont réalisés par des détecteurs (dosimètre) au minimum de deux sur une période au moins de deux mois.

Conseils
Empêcher le radon de pénétrer dans les bâtiments en rendant étanches les planchers et les murs, en réduisant la surface de contact sol- bâtiment.
Guide de solutions techniques CSTB 1999
Cahiers CSTB 3143-3144 DE 1999

Ventiler le sol en dessous du bâtiment et les locaux
Création d'un vide sanitaire pour ventiler le sol au niveau des fondations
Ouvrir les fenêtres le plus souvent possible. Si nécessaire, VMC double flux

Classification : GROUPE 1 / CARC 1

Le monoxyde de carbone

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz très toxique, incolore, inodore et sans saveur, qui se forme lors de la combustion incomplète de matières carbonées : charbon, pétrole, essence gasoil, gaz, bois. C'est la première cause domestique de mortalité accidentelle par intoxication en France ( 6 000 intoxications aiguës, 300 décès en 2000).


Sources

  • Les appareils de combustion (gaz, fioul, pétrole, bois ou charbon) non ou mal raccordés à un conduit d'évacuation ou fonctionnant dans de mauvaises conditions d'aération ou mal entretenus
  • Les appareils à combustion non utilisés dans de bonnes conditions (ex : appareil de chauffage d'appoint utilisé en mode de chauffage principal)
  • Tabagisme : chaque cigarette fumée émet 50 mg de CO

Effets
Le monoxyde de carbone inhalé se fixe facilement et rapidement sur l'hémoglobine du sang à la place de l'oxygène provoquant une intoxication oxycarbonée.

  • Intoxication aiguë
    Céphalées, vertiges, vision floue, nausée, somnolence, coma mortel
  • Intoxication chronique
    Maux de tête, fatigue, diminution de concentration et de mémoire, maladies cardiovasculaires

Conseils

  • Faites entretenir votre chaudière par un professionnel qualifié
  • Veillez à ce que le conduit de cheminée soit en bon état
  • Procédez notamment au ramonage des cheminées et conduits d'évacuation une fois par an pour le gaz et 2 fois par an pour le fioul, le bois et le charbon
  • Vérifier que l'évacuation des fumées s'effectue en dehors de l'immeuble
  • N'utilisez les petits chauffe-eau sans évacuation de fumées que de façon intermittente et pour une courte durée (8 minutes maximum)
  • Veillez à la bonne aération des locaux disposant d'appareils de combustion
  • Nettoyez régulièrement les brûleurs de votre cuisinière à gaz (on doit voir la flamme dans chaque orifice) S'ils sont encrassés, le mélange air gaz ne s'effectue pas dans de bonnes conditions et le brûleur peut s'éteindre, notamment quand il est au ralenti. Une flamme bien réglée ne doit pas noircir le fond des casseroles.

Les oxydes d'azote

Le monoxyde d'azote (NO) est issu des phénomènes de combustion à haute température par oxydation de l'azote de l'air.

Le dioxyde d'azote (NO2) est quant à lui un polluant dit secondaire provenant de la réaction entre le NO et l'oxygène.

Sources

  • Cuisinières à gaz, radiateurs à gaz ou à kérosène
  • Poêle à bois, cheminées à foyer ouvert
  • Veilleuses des chauffe-eau et des poêles
  • Encens
  • Fumée de tabac

Effets

  • Gaz irritant, pénétrant jusqu'à l'alvéole pulmonaire
  • Hyperréactivité bronchique chez les asthmatiques
  • Augmentation de la sensibilité aux infections bronchiques chez les enfants

Conseils

  • Aérer et ventiler, notamment les pièces contenant des appareils fonctionnant au gaz
  • Utiliser et entretenir la hotte au dessus de la gazinière

Les composés organiques volatils

C'est un ensemble de composés appartenant à différentes familles chimiques.
Les COV sont largement utilisés dans la fabrication de nombreux produits et matériaux (peinture, vernis, colles, moquette, carrelage, nettoyants, fumée de cigarette, tissus neufs...). Leur point commun est de s'évaporer plus ou moins rapidement à la température ambiante et de se retrouver ainsi dans l'air. Les COV sont souvent plus nombreux et plus concentrés à l'intérieur qu'à l'extérieur compte tenu de la multiplicité des sources intérieures.

La plupart des substances odorantes sont des COV, tous les COV ne sont pas odorants.

Principaux COV :

  • Hydrocarbures aliphatiques : éthylène, propylène, synthèse de matières plastiques
  • Hydrocarbures alicycliques : terpène, essence de térébenthine
  • Hydrocarbures aromatiques : benzène, toluène, xylène, styrène
  • Hydrocarbures halogénés : chloroforme, trichloréthylène, dioxines
  • Alcools : hexanol, propanol, phénol
  • Cétones : acétone
  • Acides : acide acétique
  • Esters : acétate de vinyl
  • Alchéhydes : formaldéhyde, acétaldéhyde

Sont associés des composés moins volatils :

  • Ethers de glycol
  • Phtalates : dimethyl phtalate

Sources

  • Extérieures
    • pollutions aériennes voisines (trafic routier = benzène)
    • pollution du sol sous-jacent au bâtiment
  • Intérieures
    • produits de construction (émissions primaires, secondaires, absorption-désorption)
    • activités humaines (produits d'entretien, cosmétiques, désodorisants)
    • combustion (fumée de tabac, cuisson au gaz, chauffage)
    • ameublement (collages, produits de finition, vernis, laques...)

Effets

  • Odeur
  • Irritation de la peau, des muqueuses et du système pulmonaire
  • Allergie
  • Signes généraux : maux de tête, vomissements, fatigue
  • Cas suspectés d'atteintes de la production (éther de glycol par exemple)
  • Cancer et effets génotoxiques

Conseils

  • Réduire leur usage en utilisant, si possible, des produits à faible émission de COV
  • Respecter les consignes d'utilisation des produits (« ne pas utiliser dans un local fermé », « ne pas inhaler les vapeurs »...)
  • Aérer les vêtements après un nettoyage à sec
  • Aérer largement les pièces après utilisation de produits neufs

Classification BENZENE : GROUPE 1 / CARC 1 / MUTA 2

L'ozone

L'ozone est un gaz incolore, son odeur est piquante mais avec une accoutumance rapide, il est fréquemment rencontré comme polluant dans le milieu professionnel.

Sources intérieures

  • Photocopieuses et imprimantes laser
  • Bains bouillonnants avec générateur d'ozone
  • ioniseurs et purificateurs d'air
  • anciennes hottes aspirantes à recyclage

Effets

  • dépravation chimique et émission secondaire de COV (aldéhydes)
  • irritations oculaires
  • diminution de la fonction respiratoire (surtout enfants et asthmatiques)

Ces effets sont fortement accentués par l'effort physique

Conseils

  • Aérer les pièces concernées
  • Bien ventiler les bureaux

Le formaldéhyde ( les aldéhydes )

Les aldéhydes appartiennent en partie à la famille des COV. Le composé le plus connu est le formaldéhyde, classé groupe 1 (CIRC) : cancérogène certain en juin 2004, antérieurement 2A : cancérogène probable (1995).

Sources intérieures

  • Fumée de tabac
  • Mousses isolantes urée formol
  • Produits dérivés du bois : surtout bois agglomérés bruts ou à chants non revêtus
  • Meubles
  • Revêtements de sol : moquettes
  • Vernis pour parquets
  • Cuisson au gaz
  • Colles en phase aqueuse
  • Produits d'entretien désinfectants
  • Apprêt des textiles : tissus infroissables, facile à repasser

Effets

  • Signes sensoriels : odeur piquante, irritation des yeux, irritation du nez et de la gorge
  • Signes neurovégétatifs et comportementaux : fatigue, maux de tête, vertiges, douleurs abdominales, insomnie, troubles de la mémoire, de l'humeur...
  • Signes respiratoires et cutanés : allergies cutanées (eczéma, urticaire) et respiratoires (rhinite, asthme)
  • Cancérogénicité : augmentation du cancer nasal chez le rat, augmentation du cancer rhinopharynx chez l'homme, mais possibilité des fosses nasales, des sinus et peut être de leucémies

Conseils

  • Réduire les sources susceptibles d'émettre des aldéhydes (par exemple en préférant les panneaux de bois agglomérés E1)
  • Respecter les conditions d'utilisation
  • Si possible, recouvrir les matériaux contenant une quantité importante de formaldéhyde d'un vernis ou peinture étanche
  • Aérer les locaux

Classification Formaldéhyde : GROUPE 1 / CARC 3

Les pesticides

Les pesticides : insecticides, fongicides, herbicides, acaricides, termicides...du traitement du bois au nettoyage de la moquette.

Sources

  • Ces produits imprègnent les sols, les tapis, les tentures, le mobilier et produisent une rémanence sans être détruits par le soleil, la pluie, les températures extrêmes
  • Exemple : dichlorvos : pesticide organophosphoré semi volatil (plaquette anti-mouches, anti-moustiques, anti-fourmis, collier chiens, chats). Classement groupe 2B

Effets

  • Sur le long terme : perturbation du système immunitaire et endocrinien ainsi que le système reproducteur

Conseils

  • Empêcher les insectes, moisissures et autres micro-organismes de se développer grâce à une hygiène, surveillance et entretien de la maison
  • Utiliser les produits les moins toxiques (pyrèthre et roténone)

Les fibres

Elles peuvent être naturelles (minérales dont l'amiante ou organiques dont le chanvre, le lin, le coton, la laine de mouton) ou artificielles (minérales dont les laines d'isolation ou organiques dont la cellulose, l'aramide, les polyoléfines). Ces fibres peuvent être libérées dans l'air lors des manipulations liées à leur mise en place ou à leur enlèvement.

Sources

  • Les combles, greniers- en toiture
  • Les doubles cloisons murales
  • Les faux plafonds
  • Les gaines techniques qui relient les étages

Effets

  • Les fibres de laine de verre sont des irritants pour la peau et les yeux ( les dermites )
  • La rétention des fibres dans le poumon (la biopersistance pulmonaire ) dépend :
    • des moyens de défense du poumon à éliminer les fibres déposées
    • des caractéristiques chimiques et physiques des fibres (forme, taille...)
  • Les nouvelles fibres mises au point sur le marché ont une persistance dans l'organisme plus faible, ce qui leur permet d'être classées (groupe 3 )

Conseils

  • Vérifier que la laine de roche ou de verre qui isole la maison est elle-même isolée des pièces à vivre
  • Vérifier que ces isolants n'ont pas été installées en vrac dans les faux plafonds qui ne sont pas toujours isolés des pièces habitables (ouverture de spots d'éclairage par exemple). La ventilation, mécanique ou naturelle, se chargerait alors de disséminer dans l'habitat les poussières fibreuses émises par ces isolants.

L'amiante

Matériau minéral naturel fibreux extrait par broyage de roches (Canada, ex- URSS) :
- le chrysolite (amiante blanc) 95 % des utilisations
- les amphi lobes (amiante brun) le plus dangereux

Conditionnements et utilisations

  • Amiante en vrac (flocage)
  • Amiante en feuilles : isolation thermique
  • Amiante ciment (fibrociment)
  • Amiante (résine, bitumes) : freins, dalles collées...

Effets
Le mésothéliome : cancer de la plèvre de 15 à 40 ans après l'exposition. Le CIRC a classé officiellement l'amiante comme « agent cancérogène pour l'homme » (Groupe 1) en 1974

Conseils

  • Mesure de la quantité de fibres : si > 5 fibres / litre : les propriétaires sont tenus de faire procéder à des travaux de retrait
  • Enlèvement de l'amiante par une société spécialisée

Classification : GROUPE 1 / CARC 1

Santé et Energie de l'Habitat - 3 place du Palais - 56250 La Vraix Croix - France - Contact courriel