L'influence des lieux sur le vivant

Environnement extérieur

La pollution aérienne

La pollution aérienne ne connaît pas de frontière, elle est la conséquence d'une pollution industrielle (avec une forte gène depuis 25 ans) de l'accroissement du parc automobile et de nos modes de chauffage.

L'OMS (Organisation Mondial de la Santé) a révisé à la baisse les seuils (depuis 2006) des principaux polluants de notre atmosphère. Actuellement, les particules en suspension et l'ozone constituent un risque sanitaire grave dans de nombreuses villes des pays développés et en voie de développement.

  • Les particules en suspension
    Sources :
    Les principaux composants, sulfates, nitrates, ammonium, chlorure de sodium, carbone, matières minérales et eau. Ces particules sont émises dans l'atmosphère par combustion, activités industrielles, circulation automobile.

    Effets :
    L'exposition chronique contribue à augmenter le risque de contracter maladies cardiovasculaires et respiratoires ainsi que des cancers pulmonaires. Dans les villes où l'on observe des niveaux de pollution élevés, la mortalité dépasse de 15 à 20% celle des villes où l'air est relativement plus sain.

    Valeurs guides
    PM 2.5 (taille des particules)
    10µg/m3 (moyenne annuelle)
    25µg/m3 (moyenne sur 24 heures)
  • Ozone
    Sources :
    Ne pas confondre l'ozone de la couche protectrice de la haute atmosphère avec celui que l'on retrouve dans le sol. Ce dernier est l'un des principaux constituants du Smog photochimique. Cet ozone se forme sous l'effet de réaction photochimiques (rayonnement solaire) et divers polluants (oxyde d'azote, les COV émis par les voitures, solvants, industries).

    Effets :
    A des concentrations très élevées, l'ozone à des effets importants sur le déclanchement des crises d'asthme, la diminution des fonctions pulmonaires et l'apparition de maladies respiratoires. L'ozone est l'un des polluants atmosphériques des plus importantes.

    Valeurs guides
    O3
    100µg/m3 (moyenne sur 8 heures)
  • Dioxyde d'Azote (NO2)
    Sources :
    Les émissions proviennent principalement de la combustion (chauffage, production électricité, bâteau...).

    Effets :
    Le Dioxyde d'Azote affecte le système respiratoire, le fonctionnement des poumons en provocant de fortes irritations.

    Valeurs guides
    NO2
    20µg/m3
  • Dioxyde de Soufre (SO2)
    Sources :
    Le SO2 est un gaz incolore, l'odeur piquante produit par la combustion d'énergies fossiles (charbon et pétrole). Il est émis principalement par le chauffage domestique, la production d'électricité ou les véhicules à moteur.

    Effets :
    Le SO2 affecte le système respiratoire, le fonctionnement des poumons en provoquant de fortes irritations.

    Valeurs guides
    SO2
    20µg/m3 (moyenne sur 24 heures)
    500µg/m3 (moyenne sur 10 minutes)
  • Dioxyde de Carbone (CO2
    Un point particulier sur le CO2 (Dioxyde de Carbone) fortement médiatisé car il est un gaz à effet de serre et agit dans le processus du réchauffement climatique. Il contribue aux phénomènes de pluies acides et d'acidification de l'océan.

    Sources :
    La source est soit naturelle, volcans, incendies de forêt, plus largement respiration animale et végétale, et des organismes du sol, soit artificielle, chauffages, véhicules, incinérateurs en synergie avec d'autres polluants et particules.

    Effets :
    Au delà de 4% de CO2 dans l'air (40000ppm), le seuil des effets irréversibles est atteint. Notre système respiratoire et circulatoire est très sensible au CO2. Le débit respiratoire qui est normalement de 7 litres/minutes (avec 0.03% de CO2 dans l'air inspiré) passe à 26 litres/minutes (avec 5% de CO2 dans l'air inspiré).
    Il n'existe pas actuellement de valeurs guides pour ce type de polluant.

La végétation

La végétation joue un rôle considérable dans la régulation de la température ou de l'hygrométrie (un arbre isolé dégage 500 kg d'eau par jour soit 18 tonnes pendant une année) et aussi irremplaçable dans la filtration de l'air : absorbe le gaz carbonique et fournit de l'oxygène en réduisant la quantité de particules en suspension et les composés organiques volatiles. Cependant, l'utilisation mal contrôlée de la végétation (haies, graminées) à proximité des habitations peut entraîner des réactions allergiques importantes.

Sources :
A proximité de l'habitat, une végétation abondante de plantes pollinisées par le vent et non par les insectes attirées seulement par les fleurs colorées et odorantes, produit un pollen diffusé par le vent et assez fin pour pénétrer dans les voies respiratoires.
La taille des pollens se situe entre 5 et 200 microns, la moyenne entre 20 et 60 microns. Seuls le pollens de moins de 10 microns pénètrent dans les voies respiratoires. Les autres sont arrêtés par la partie haute des voies respiratoires entraînant des symptômes oculaires et nasaux de l'allergie pollinique.

Effet :
Les graminées sont au premier rang des pollens atmosphériques : larges étendue de gazon, prairies... et de mauvaises herbes ambroise et armoise.

La fréquence des allergies aux pollens dépend de la quantité de végétation, de la cause et de la proximité des individus.


LE POUVOIR ALLERGISANT DES ARBRES
+++++ Très fort Bouleau, Cyprès, Thuyas
++++ Fort Aulne, Charme, Chêne
+++ Moyen Peuplier, Saule, Tilleul, Noisetier, frêne, Platane, Olivier, troène
++ Faible Mûrier, Châtaigner, Hêtre
+ Très faible Orme
  Nul Pin

De la notion du sol

La nature du sol et sa composition géologique ont des influences non négligeables sur la santé de l'habitant et de l'habitat. L'exemple de sols argileux avec présence de sources et de marécages créent des zones humides, malsaines avec des problèmes de rhumatologies et respiratoires. En période de sécheresse, le sol se compacte et entraîne de fortes variations du sol en modifiant l'habitation (fissures, canalisations...).

Les travaux de Georges LAKHOVSKY dans son ouvrage « Contribution à l'éthologie du cancer » présenté le 4 Juillet 1927 à l'académie des sciences avaient pour objectif de monter dans quelle mesure la répartition du cancer peut être conditionnée par la nature physique du terrain sur lequel vit le sujet. A partir d'études démographiques et des statistiques de la répartition de cancer, G. LAKHOVSKY mettait en parallèle des études géologiques signalant des terrains favorables au développement de la cancerose. Sa conclusion était que les substances minérales constituant les terrains en question réagissaient différemment à la pénétration des ondes cosmiques (harmonie entre le rayonnement cosmique et tellurique). Les terrains diélectrique (qui ne conduise pas le courant électrique) favorisent la pénétration des ondes cosmiques à l'inverse des terrains conducteurs (argile, marnes, limons, couches carbonique, minerai de fer...) qui les réfléchissent ou les diffusent à la surface du sol. A partir de constat G. LAKHOVSKY a établit des cartes de France et de Paris avec le lien entre la nature géologique du sol et la densité de la cancerose. Pour l'auteur, les maladies sont des déséquilibres oscillatoires par suite d'inter fréquences entre les ondes cosmiques et un champ secondaire à la surface du sol (altération des constants électriques de la cellule vivante).

Les études qui datent demande à être réactualisés. Ces données sont dites à titre indicatif, il ne faut pas en tirer des conclusions hâtives.

Le rayonnement ionisant du sol : Radon, Gamma

  • Le radon
    Le radon est un gaz radioactif incolore et inodore conséquence de la désintégration du radium. La principale source de radon dans l'habitat provient du sol. En effet, des concentrations élevées se retrouvent avec des roches granitiques, volcaniques et certains shistes (les régions les plus exposées sont : les Alpes, la Corse, la Bretagne, le Centre de la France et les Vosges).

    Plus le sol est fracturé, plus le radon peut accéder à la surface du sol (gaz traverse difficilement l'argile) et il s'infiltre dans la maison via le sol (terre battue), les fissures, les murs, les joints, les canalisations. Mais sa densité (plus lourd que l'air) ne lui permet pas d'accéder aux niveaux supérieurs.

    Les produits de la désintégration du radon mesurés en Becquerel, sont radioactifs et s'associent aux poussières de l'air que nous respirons et affectent les tissus mous : bronches et poumons. Des décennies peuvent s'écouler entre l'irradiation et l'apparition d'un cancer. Ce risque est corollaire à la quantité de radon dans l'air intérieur de la maison (non ventilé) et de la durée pendant laquelle on respire cet air.

    Le radon est classé en Groupe 1 CIRC
    Cancérigène pulmonaire certain (1987)


    Depuis le 11 Août 2004, dans certains départements, uniquement les lieux publics sont soumis à l'obligation d'effectuer des analyses pour la recherche de radon.

    Les lieux (enseignement, établissements sanitaires et sociaux avec hébergement, thermaux et pénitentiaires)

    Les niveaux d'exposition en France
    Suite aux mesures Les obligations
    Inférieur à 400 Bq.m3 Pas d'actions correctives
    Entre 400 et 1000 Bq.m3 Actions correctives souhaitables
    Supérieur à 1000 Bq.m3 Fermeture envisagée
    L'union Européenne recommande la mise en ouvre d'actions correctives à partir de 400 Bq.m3. Une valeur guide de 200 Bq.m3 serait souhaitable pour les bâtiments à construire.
  • Le rayonnement gamma
    Le rayonnement gamma est un rayonnement ionisant comme le rayon X, à l'inverse de la radioactivité Alpha et Bêta, non ionisant et d'origine aérienne (corpuscule). La radioactivité Alpha a un très faible pouvoir de pénétration dans l'air, une simple feuille de papier peut l'arrêter mais il peut être inhalé. La radioactivité Bêta parcourt quelques mètres dans l'air, une feuille d'aluminium peut la stopper.

    Le rayonnement ionisant Gamma peut parcourir plusieurs centaines de mètres dans l'air. Il faut une forte épaisseur de béton, de fer ou de plomb (22 cm) pour l'arrêter. Une partie de sa source vient de la croûte terrestre. Les discontinuités du sous-sol vont permettrent la pénétration du rayonnement gamma à la surface du sol.

    Le rayonnement ionisant endommage les tissus vivants en arrachant des électrons aux molécules qui composent le tissu en ne permettant qu'une faible régénération des cellules vivantes. Une exposition trop intense devient très dangereuse. Les manifestations du rayonnement gamma sont visibles dans la nature. L'arbre évidé, végétation qui pousse en discontinuité, les trous dans les haies...

    La synergie d'une faille, d'un courant d'eau sont des conditions favorables à la propagation d'un rayonnement radioactif gamma dans nos habitations. Les effets sur la santé des rayonnements ionisants sont proportionnels aux niveaux d'exposition rencontrés (par exemple : dans une maison la chambre est plus exposée que la couloir). Les manifestations peuvent être cutanées (brûlures, épilation) ou cliniques (cataracte, stérilité, cancers, anomalies génétiques...).

    Valeur guide :
    5 mSv/an (Décret du 18 Avril 1998)


    L'unité de mesure de la dose d'irradiation reçue par un homme est le Sievert (Sv) ; le millième de Sievert est retenue comme unité de référence (le millisievert) soit mSv. La dose moyenne annuelle d'exposition aux rayonnements d'origine naturelle en France est de 2.4 mSv/an et en Belgique de 3.6 mSv/an.

Le rayonnement d'un cours d'eau souterrain

Les travaux de Robert Endrös et de son assistant Karl-Ernst Lotz sont traduits dans un livre intitulé «  Le rayonnement de la terre et son influence sur la vie » (Édition Randin - Au Signal 1994).

Ils démontrent que les processus vitaux règnent à la surface de la terre sous l'action de son propre rayonnement et du champ de radiation cosmique. Au regard de la physique quantique et de la méthode de rayonnement des micro-ondes, ils caractérisent les perturbations de champ dues à des cours d'eau souterrains, à des failles géologiques et à la structure de réseau de rayonnement émis par le sol.

La détection d'une eau souterraine en mouvement se caractérise par les mesures suivantes :

  • Baisse du champ magnétique terrestre
  • Augmentation du rayonnement gamma
  • Baisse du rayonnement infrarouge de la terre en été et une augmentation en hiver.

Ces mesures définissent une zone d'influence plus large que le simple courant d'eau.

Les intensités des phénomènes électriques et magnétiques qui se manifestent à la surface du sol sont en grande partie proportionnelles à la vitesse de l'eau en mouvement dans le sol (maximum 30 mètres/jour). Ceci met en évidence la diélectricité de l'eau contenue dans tout sol naturel qui influence le rayonnement de micro-ondes dans la zone perturbée par le cours d'eau souterrain.



Source : Livre « Le Rayonnement de la terre et son Influence sur le vie » de Robert ENDRÖS

La nature exprime cette réalité par le galvano - tactisme, propre aux arbres producteurs de fruits qui s'écartent de ce rayonnement pour protéger leurs fruits (exemple : les pommiers).

Les effets de la variation du sol sur les organismes s'expliquent par le rayonnement ambiant (surtout celui des micro-ondes) sur la structure moléculaire de chaque cellule du corps en agissant sur les propriétés électriques des molécules biologiques.

Le système hormonal est particulièrement exposé à l'influence de cette variabilité : l'hormone du Thymus, les hormones des capsules surrénales, la thyroïde, les glandes génitales, l'épiphyse.




Source : Livre « Le Rayonnement de la terre et son Influence sur le vie » de Robert ENDRÖS

Ces variations démontrent la capacité d'adaptation de l'organisme humain à des situations différentes en l'occurrence un dérèglement du système endocrinien qui est considéré comme un ensemble de pilotage de notre immunité et de notre système neurovégétatif.

Les plantes n'ont pas de système nerveux, la régulation intercellulaire est assurée par voie hormonale (système acheminant des hormones vers les cellules), les hormones ont un très vaste spectre d'action dans les plantes (voir cancer des arbres...).

Ces différentes études permettent également de mieux accepter la détection sensible avec les baguettes parallèles réalisées par l'homme sourcier ou géobiologue. C'est l'influence du rayonnement de micro-ondes sur l'organisme humain perçue par le système endocrinien qui déclanche/actionne les baguettes du sourciers.

Les réseaux telluriques

Le plus connu est le réseau HARTMANN, il court toute la surface terrestre comme un filet avec des mailles de 2 m (Nord/Sud) et 2.50 m (Est/Ouest) et d'une épaisseur d'une vingtaine de centimètre. Cet ensemble monte verticalement avec des plafonds distants de 2.50 m (comme un empilement de cube).




source : Livre « Kranheit als standorproblem » coll Hang Verlag

Ce réseau se resserre au contact de l'influence d'une eau souterraine, son maillage se concentre. La synergie de ces influences peut entraîner une nocivité important. C'est l'influence du rayonnement de l'eau souterraine qui est à l'origine de cette situation et non l'inverse.

Les basses fréquences (ligne aérienne, ligne enterrée, transformateur)

Nous avons développé dans la rubrique environnement intérieur basses et hautes fréquences, les sources et effets des ondes électromagnétiques artificielles. Cette partie sera donc consacrée à l'impact de l'environnement électromagnétique artificiel sur l'habitat au regard : des basses fréquences (la distribution électrique via les lignes électriques, les transformateurs), des hautes fréquences (antenne relais, émetteurs TV/radio).

  • Les lignes aériennes
    Les lignes électriques : Ensemble du réseau qui permet l'acheminement du courant entre la production d'électricité et sa consommation. Là où le courant circule, des champs électriques et magnétiques sont générés.

    L'intensité du champ électrique des lignes aériennes se mesure en volts par mètre (V/m), elle dépend essentiellement de la tension et de la distance par rapport au conducteur électrique. Sous une ligne de 400 000 volts l'intensité du champ électrique à proximité du sol peut atteindre 5000V/m ; de plus, plus la tension est basse, plus l'intensité du champ est faible. Pour une ligne de 225 000 volts, on peut atteindre 3000V/m.
    Cependant, le champ électrique est déformé et atténué par des matériaux, comme les arbres, les buissons ou les maisons. La conductibilité des matériaux de construction, suffit généralement à atténuer de plus de 50% l'intensité du champ électrique extérieur pénétrant à l'intérieur des bâtiments.

    L'intensité du champ magnétique des lignes aériennes se mesure en microtesla (µt) ou en milligauss. Plus l'intensité du courant est élevée et plus la distance entre les câbles conducteurs est grande (écartement des lignes), plus le rayonnement du champ magnétique est important. Les charges les plus élevées proches du sol se trouvent à mi-distance entre les deux pylônes. Le bâtiment n'arrête pas les champs magnétiques donc les habitants sont exposés à leur présence, l'éloignement étant la seule solution.
  • Les lignes enterrées
    Les lignes électriques enterrées se développent avec une autre technique. Dans le cas des lignes aériennes, c'est l'air qui fait office d'isolation. Les conducteurs doivent présenter un écartement minimal pour éviter une décharge disruptive. Dans les lignes enterrées en câble, les conducteurs de courant sont entourés d'un matériau isolant permettant une proximité plus grande ce qui réduit le rayonnement du champ magnétique. Cependant, juste au dessus du tracé de ligne de câbles, la charge peut être aussi élevée qu'avec une ligne aérienne, mais elle diminue plus vite avec la distance. A l'inverse le champ électrique est complètement arrêté par le blindage des câbles ainsi que la terre.
  • Les transformateurs
    Les transformateurs augmentent ou diminuent la tension électrique. Ils sont présents dans des zones industrielles, des quartiers d'habitation. La connexion entre le transformateur et la distribution basse tension (230V-380V) génère des champs magnétiques sur quelques mètres. La diversité des implantations des transformateurs (intégré dans un immeuble, ou isolé) nécessite une mesure in-situ.

Les hautes fréquences

Les ondes électromagnétiques artificielles de 30 KHz à 300 GHz se divisent en deux groupes au regard de leurs émetteurs et des techniques utilisées

Les ondes électromagnétiques Émetteurs Nature des ondes
De 30 KHz à 300 MHz TV/Radio (LF, MF, HF, VHF) Continues ou modulées
De 300 MHz à 300 GHz Station relais de téléphonie (UHF) Pulsée

Les deux sous ensembles des hautes fréquences sont élaborés à partir de technologies différentes et par conséquent d'implantations géographiques particulières.

Les micro-ondes utilisées en radio, télévision sont continues ou modulées à l'inverse des micro-ondes utilisées en téléphonie mobile qui sont de nature pulsée.
Cette technique entraîne un stress important au niveau de vos cellules (imaginons de recevoir des claques sur la peau à plus de 200 coups/seconde). Les effets biologiques ou pathologiques de ces ondes pulsées sont supérieurs à ceux des ondes continues en affectant le comportement et en particulier l'électroencéphalogramme (baisse de l'activité Alpha).

La majorité des émetteurs de radio - télévision émet de façon uniforme dans toutes les directions, à l'inverse des antennes relais qui utilisent la technique des 3 faisceaux (ou lobe) de 120° de couverture, qui de ce fait, concentrent leurs émissions (irradiation du faisceau). Un émetteur GSM de 60W nominal peut développer dans son azimut une puissance effective de 20 à 50 fois plus élevée (gain isotopique) soit 1200 à 3000W ; celle d'un émetteur radio varie de 5W (local) à 100W (régional).

Le marché de la téléphonie mobile entraîne une diffusion importante d'antennes relais sur le territoire, toits d'immeubles, écoles, hôpitaux, clochers d'églises... à l'inverse des puissants émetteurs de radio – télévision qui restent isolés. La hauteur élevée de ces émetteurs réduit fortement l'exposition au sol (la Tour Eiffel champs mesurés au sol + ou – 1 Volt/m) mais de fortes mesures sont constatées à plusieurs Kms de l'émetteur.

Les deux techniques d'émission peuvent produire des effets sur la santé suite à des distances différentes avec des conditions particulières (phénomènes de réflexion, atténuation par des bâtiments voisins...), la mesure in-situ est nécessaire pour évaluer la dangerosité de l'exposition.

Des études, sur l'exposition (cité résidentielle) des riverains d'émetteurs de radio ou TV, font apparaître des liens entre l'exposition et le cancer ou leucémie. Des études Australiennes ont mis en évidence que des leucémies infantiles étaient 50% plus élevées dans un rayon de 4 Kms autour d'émetteurs TV (2003 Hochiny B, Gordon I) que dans un rayon de 4 à 12 Kms. Une étude Suisse tend à démonter, que l'activité de l'émetteur radio de Schwarzenburg était liée à une diminution de la mélatonine et affectait la qualité de sommeil des riverains (2006 The Scwarzenburg shut-down Study).

Les différentes études sur l'exposition des riverains par des antennes relais soulignent l'importance des effets biologiques, fatigue, maux de tête, perturbations du sommeil, irritabilité, difficultés de concentration. Dans le cadre d'études épidémiologiques, deux études révèlent une augmentation du risque du cancer avec un facteur de 3 à 4 (2004 Umwelt – Modizin).

Des valeurs limites d'exposition sont proposées au public en tenant compte essentiellement de l'intensité du champ électrique dans le domaine des hyperfréquences.

L'Environnement sonore


L'enquête logement de 2002 de l'INSEE met en évidence qu'un ménage sur deux (en ville) considère que le bruit est une nuisance aussi importante que la pollution de l'air.

L'environnement sonore a un impact profond sur l'organisme même si psychologiquement la personne s'adapte au bruit, physiologiquement le corps ne s'adapte pas avec des répercussions sur le rythme cardiaque et respiratoire.





Les caractéristiques du bruit :

  • La fréquence est mesurée en Hertz (nombre d'oscillations par seconde).
    Plus les Variations sont Plus les Fréquences sont Plus les Sons sont Plus les ondes sont
    Rapides Elevées Aigus Rapprochées
    Lentes Faibles Graves Eloignées
    L'oreille humaine est capable d'entendre une gamme de sons, du très grave (20 Hz) au très aigu (20 000 Hz).

    Les fréquences non perceptibles par l'oreille sont :
    - Les infrasons (fréquences < 20 Hz)
    - Les ultrasons (fréquences > 20 000 Hz)
  • L'intensité permet de classifier les différents sons. Le dB (Décibel) est une échelle logarithmique et le dB (A) qui introduit une pondération physilogique en mesurant la sensation réelle de l'oreille exprimer en décibels acoustiques.
  • La durée d'un bruit est un élément déterminant dans sa perception. Son intensité peut fluctuer dans le temps. Une seule mesure ne suffit pas pour évaluer le niveau du bruit. Afin de définir le niveau continu et quantifier la dose de bruit perçu pendant un temps donnée on a instauré une mesure exprimée en Lden (somme pondérée des LEQ jour, soirée, nuit : intensité moyenne).

    Le bruit présente des risques pour l'audition quand on est exposé :


  • La distance influence la perception du bruit. Le bruit diminue de 6 dB à chaque doublement de la distance.

    Pour un niveau sonore de 80 dB à 1 mètre, ce niveau baissera à 74 dB à 2 mètres sauf dans un local clos du à la réflexion des bruits sur les parois.

    Le seuil de risque est fixé à 85 dB.

    L'échelle des décibels est une échelle logarithmique :


  • Une machine à laver (70 dB) + un sèche linge (60dB) = 70 dB
    Le décibel le plus fort masque le plus faible

  • Une chaîne stéréo (60dB) + une télévision (60dB) = 63 dB
    Lorsque l'on additionne deux bruits de même intensité, le son augmente de 3 dB.
    C'est la même chose pour la multiplication (60 dB x2 = 63 dB). L'intensité sonore x 10 (60dB x10 = 70dB) soit 10 dB de plus.

Sources
On classifie le bruit en plusieurs types :

  • Les bruits aériens extérieurs : rue, trafic routier, chantier, usine, gare, aéroport...
    L'isolation des ouvertures (fenêtres, portes) est la solution préconisée, là où l'air passe, le bruit s'infiltre.
  • Les bruits aériens intérieurs : la conversation, la télévision, le poste radio du voisin. Et bruits de chocs : Bruit de pas, chutes d'objets.
    Avant d'intervenir, il faut identifier le cheminement du bruit (murs, sols, cloisons...) et sensibiliser votre voisin au son de sa radio.
  • Les bruits d'équipement : générés par des équipement collectifs (VMC, ascenseurs, vide ordure, porte de garage, chaudières...) ou de vos propres équipements (robinetterie, ventilation, chasse d'eau...).

Effets
Au-delà des troubles auditifs, le bruit ne provoque pas de maladies spécifiques mais il induit des effets psychologiques et physiologiques (comportement social, problème de communication).

  • Le bruit détériore l'oreille. Les cellules de l'oreille une fois atteintes, ne se régénère pas (fréquences aigus 4 000Kz + usage excessif des baladeurs).
  • Le bruit stresse l'organisme, accélération du rythme cardiaque, constriction des vaisseaux, augmentation de la tension artérielle. Ensemble d'effets qui agit sur le système cardio-vasculaire.
  • Le bruit perturbe le sommeil : réveils fréquent, difficultés d'endormissement, dégradation de la qualité du sommeil.
  • Le bruit modifie la vision : rétrécissement du champ visuel, dilatation de la pupille, altération profonde de la vision nocturne.
Physiologiquement le corps ne s'adapte pas et reste perturbé par le bruit (même pendant le sommeil) en entraînant des modifications des rythmes cardiaque et respiratoire, même si psychologiquement l'adaptation au bruit est possible.

Santé et Energie de l'Habitat - 3 place du Palais - 56250 La Vraix Croix - France - Contact courriel